DES DANGERS DU PHOTOCOPIEUR -Partie 1-.
Photocopier -du moins en nombre- comporte des dangers. L'état le sait, la médecine devrait le savoir, les syndicats s'en doutent, et le patronat s'en moque complétement. Alors que se passe-t-il ?
BIEN.... IL NE SE PASSE RIEN DU TOUT !
Faudra-t-il, comme pour L'AMIANTE, attendre près d'un siècle pour voir notre nation, d'abord reconnaître, puis après quoi, sérieusement réglementer l'usage des photocopieurs; voir en interdire
l'utilisation à des gens fragiles ou fragilisés ???
Depuis 1994, la Grande-Bretagne, via l'un de ses journaux scientifiques majeurs, THE LANCET, a titré, à maintes reprises, sur ce sujet. Ainsi dans son numéro du 07/09/96 (repris le 09/09 en f''
Rance par LE QUOTIDIEN DU MEDECIN), ce journal signalait-il le cas d'une victime de troubles respiratoires, qui dans son quotidien de travailleur, tirait de nombreuses photocopies, et présentait
une pneumonie granclomateuse avec adénopathies médiastinales provoquées par la poussière du toner qu'il utilisait.
THE LANCET rapprochait cette observation d'un cas de sidérosilicose également due au toner des photocopieurs, évoquée en ses pages, en 1994. THE LANCET concluait: "Avec l'utilisation croissante des
photocopieurs, on peut s'attendre à voir davantage de patients avec une maladie pulmonaire liée à une exposition à la poussière de toner".
Parallélement aux problèmes dus aux toners... Les photocopîeurs sont aussi potentiellement DANGEREUX de par L'OZONE qu'ils crachent. Et, même
s'il semble reconnu qu'avec les philtres "retenant" l'ozone dont sont -souvent à l'heure qu'il est- équipés les photocopieurs "modernes", le danger est moindre... Ce danger perdure tout de même,
pour qui tire des photocopîes en nombre, en connaissant des problèmes respiratoires d'évolution chronique !
Và suivre, une compilation d'articles. J'ai réalisé celle ci en 2001 - 2002. J'ai tenté -en vain- (2002 - 2003 - 2004) de la faire publier. LAS DE NE PAS Y ARRIVER, et étant, en personne,
(depuis 99) victime reconnue de l'amiante "par asbestose nettement caractérisée". Puis secondement (fin 07) "d'hyper réactivité bronchique avec asthme professionnel en relation avec
aggravation atopie par exposition à l'ozone"... J'ai décidé de mettre en ligne, le document qui va suivre. Puisse sa lecture aider tel ou tel à se DEFENDRE.
"TONER, OZONE, ET AUTRES DANGERS:
a) TONER...
Outre le toner qui contient un copolymère de styrène et d'acrylate... la composition de différents produits utilisés dans un photocopieur, revèle parfois la présence de sélénium et d'arsenic
(comme photoconducteurs). Poussières de cadmium et de sélénium -encore-, vapeurs de résines sont de même incriminées...
Une imposante fatigue peut être ressentie par l'éxécutant. Celle-ci peut-être due au bruit, comme à la chaleur, notables à proximité d'un photocopieur.
Les encres en poudre (ou toner) utilisés sont des produits irritants qui peuvent avoir des effets sensibilisants. Ils sont succeptibles d'entraîner chez les opérateurs une altération de la fonction
respiratoire, des toux chroniques, des éternuements, des irritations cutanées et occulaires, ainsi que des maux de tête.
L'inhalation de quantités importantes peut conduire à des pneumoconioses de surcharge. Pour les opérations de remplissage des photocopieurs, des conditions normales de travail (propreté du poste,
non dispersion du toner, port de gants) sont de nature à prévenir tout risque de ce type.
b) OZONE...
L'ozone est fréquemment rencontré comme polluant dans le milieu professionnel. Différents facteurs influencent sa toxicité: la concentration, la présence ou non de dispositifs limitant sa
formation, la dimension des locaux, l'existence de systèmes collectifs de ventilation et aspiration des poussières, la température et le degré d'humidité ambiants, la durée d'exposition, l'exercice
physique associé, et les susceptibilités individuelles, etc... L'appareil respiratoire est le plus touché mais des atteintes extra-pulmonaires existent.
ATTEINTES RESPIRATOIRES. Il peut s'agir d'une simple anesthésie olfactive transitoire, (qui se manifeste dés le seuil de perception olfactif
de 0,01 PPM -1*-), jusqu'à des lésions pulmonaires sévères (oedème aigu du poumon). Entre ces deux extrèmes, on observe une symptomatologie irritative associant sécheresse bucale, toux,
hypersécrétion bronchique, dyspnée plus ou moins intense, douleur rétro-sternale, anomalie du rythme respiratoire.
ATTEINTES OCCULAIRES. -Atteintes de certains paramètres visuels associés à des phénomènes d'irritation occulaire. Notamment d'une diminution
importante de l'acuité visuelle nocturne et de l'adaptation à la lumière. D'une augmentation de la vision périphèrique et de modifications de la motricité occulaire.
ATTEINTES RENALES. Il a été décrit des cas de néphrite aigue avec protéinurie, hématurie, et leucocyturie.
ATTEINTES NEUROLOGIQUES. Elles ne sont pas exceptionnelles au décours d'exposition à certaines concentrations.
ATTEINTES SUBJECTIVES. Céphalées, vertiges, asthénie, altération du goût.
ATTEINTES OBJECTIVES. Troubles de la coordination des mouvements. Troubles de la parole. Baisse de la vigilance.
Pour la suite, voir partie 2.